petit retour à la nouvelle constitution…

Posté par ahmedaddoukkali le 16 juillet 2011

29.jpgimagescacscvk4.jpg35nljrn4.jpg

lors du dernier scrutin sur la nouvelle constitution, nous nous sommes, mes amis et moi, d’une part, promis d’aller voter, d’autre part, interdit de nous demander les uns aux autres, pour quelle option nous allions voter que ce soit pour le « OUI » ou pour le « NON », et ce, aussi bien avant qu’après avoir voté…

ce que nous voulions surtout éviter, c’est cet appel au « boycott » qui ne fait qu’enfoncer encore plus de clous dans le cercueil de cette apathie et ce sommeil profond que nous avons , nous Marocaines et Marocains, vis-à-vis de la chose publique et du civisme…et le plus drôle, c’est que nous sommes les premiers à nous lamenter et à nous demander pourquoi ça ne marche pas !!!…

comme l’on dit chez nous « lli bgha sidi Chiker, yebghih b9chawchou »…autrement dit si l’on veut la « démocratie », il faut l’accepter avec ses défauts et même ses coups bas…

nous avons donc tenu parole tant pour ce qui concerne le fait d’aller voter que pour ce qui concerne le caractère secret de notre vote, bien que de temps à autre, nous nous taquinions, soit en prêchant le vrai pour savoir le faux  soit inversement…

mais tout cela ne nous empêche pas de revenir de temps en temps dans le cadre de nos discussions, sur le texte de la nouvelle constitution…

nous sommes bien obligés de nous avouer, que les uns et les autres, nous n’avons qu’une vue bien partielle et d’une certaine manière assez uni-angulaire, sur l’ensemble des articles d’une telle constitution…

mais nous sommes tout aussi obligés d’admettre qu’il y avait urgence et qu’il fallait faire bouger les choses avant qu’elles ne se gâtent dangereusement…

nous sommes aussi d’accord que la grande nouveauté, c’est cette forme de bicéphalité de partage de pouvoirs entre le ROI et le nouveau CHEF  du Gouvernement…

certes ce n’est guère une « bicéphalité » parfaite, mais il vaut mieux que ce soit progressif, pour que le nouveau partenaire, ne se gonfle pas trop la tête, ce qui pourrait déboucher sur des situations conflictuelles susceptibles de bloquer les Institutions du pays, d’autant plus que le préambule de la nouvelle constitution augure de nouveaux changements au fur et à mesure que les choses deviennent encore plus mûres et que les électeurs et les électrices se motivent encore davantage…

mais nous avons par ailleurs relevé, une certaine contradiction, et non pas un complémentarité entre le contenu de dernier article 180, et les articles 176 à 179…surtout entre les 180 et 176 …

en effet, d’après un petit sondage que les uns et les autres parmi nous, ont effectué auprès de leur entourage et amis et autres, les « sondés » souhaitent surtout que le gouvernement et parlement actuels, disparaissent illico…

or, voilà que d’une part, l’article 180 abroge l’ancienne constitution du 07 octobre 1996, alors que l’article 176 semble donner l’occasion à l’un comme à l’autre, de faire perdurer la plaisanterie afin de se faire pérenniser en douce…

d’ailleurs l’un comme l’autre semblent se plaire à jouer du surplace, afin de pousser leur « durabilité » jusqu’à l’extinction de leur mandat tout en gardant tous leurs avantages…

et ça pourait risquer de devenir un jeu bien périlleux de funambules et même de somnambules accrocs au pouvoir à n’importe quel prix …

personnellement je pense que ce gouvernement et ce parlement ne devraient plus avoir d’existence légale, et encore moins de légiférer pour quoi ce soit…

c’est comme si nous évoluions dans le virtuel , alors que nous devrions  en principe passer au réel de la nouvelle constitution…le temps ne pardonne pas et ne nous pardonnera pas…

MESSIEURS-DAMES, les politiques, assez de politique politicienne « o tal9ona lefraja »…sinon le ROI aurait à intervenir pour éviter d’éventuels couacs, et même un véritable fiasco et tout serait à recommencer avec tout ce que cela comporte comme aléas pour l’avenir du pays…

http://www.bladi.net/texte-integral-nouvelle-constitution-marocaine.html

à bon entendeur salam…

lautiste

3 Réponses à “petit retour à la nouvelle constitution…”

  1. Omar Abbadi dit :

    Elections, le choix entre le vert et le pas mûr….

    Le Ministère de l’Intérieur insiste pour nous convaincre que nous sommes prêts pour organiser des élections anticipées en octobre prochain. Ces élections qui sont sensées aboutir à l’émergence d’un nouveau gouvernement « issu des urnes ».
    Il est vrai que nous assistons à une accélération des évènements sans précédent, accélération qui risque de nous pousser à faire des erreurs lourdes de conséquences et pour l’Etat et pour les partis. La vigilance est donc de mise, voilà pourquoi :
    La nouvelle constitution plébiscitée par le peuple, renvoie dans la majorité de ses articles à des lois et décrets qu’il faut préparer, discuter et adopter, sommes-nous sérieux quand on prétend que nous pouvons tout boucler en deux mois, quand on pense à l’ambiance qui règne aujourd’hui dans la rue, aux vacances scolaires, à l’arrivée du Ramadan, la fête de l’aïd, à la rentrée scolaire, et surtout quand on pense à ce que cette décision suppose comme mobilisation afin que ce rendez-vous soit à la hauteur des aspirations du peuple, et surtout des jeunes qui se sont mobilisés, et sans lesquels tout ce remue ménage n’aurait jamais eu lieu.
    A moins que l’objectif derrière ceci ne soit de démontrer que le problème ne vient pas du système, mais des partis politiques et que c’est l’occasion de leur donner le coup de grâce, de les décrédibiliser une fois pour toutes aux yeux des citoyens et par la même occasion approfondir la crise et le manque de confiance dans les institutions. Si c’est le cas, amen ! le message est passé, il reste seulement à savoir si ceci ne constitue pas aussi une menace pour le régime et pour sa stabilité.
    L’avenir de notre pays est entrain de se jouer dans un bras de fer entre d’une part une majorité qui a dit oui à la constitution et une minorité qui l’a boycottée, minorité constituée d’un grand nombre de jeunes, et pour les avoir souvent écouté ces derniers temps, je sais qu’ils ne se laisseront pas faire aussi facilement, ils sont prêts à tout mettre en œuvre pour sauver leur « révolution », sans crainte ni hésitation.
    Et malgré qu’ils soient une minorité, il est de notre devoir de les écouter, de les impliquer dans les débats qui vont avoir lieu pour la mise en œuvre de la nouvelle constitution.
    En outre, si on ne s’en tient qu’aux raisons invoquées pour la tenue d’élections anticipées (la conformité à la nouvelle constitution, la pression de la rue, le besoin de changement…), il faudra bien six à sept mois pour être fin prêts.
    On ne peut en effet imaginer que la raison soit seulement de mettre en place de nouvelles institutions, notamment le Parlement, puisque la deuxième Chambre continuera de fonctionner même après les élections.
    Si l’objectif est de trouver une alternative à l’actuel gouvernement, il y a d’autres voies à scruter, que d’appeler à des élections avant terme, car on risque de sacrifier non seulement la qualité de ces élections mais aussi la démocratie interne des partis.
    A cela s’ajoute le fait que les formations politiques qui viennent de sortir de la campagne pour la révision de la Constitution doivent s’attaquer à celle des élections législatives anticipées. Ce qui suppose que leurs programmes électoraux sont déjà ficelés, que les instances se sont déjà réunies, que les commissions en charge des élections déjà mises en place, et que les procédures de choix des candidats déjà connues et validées, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui pour la plupart des partis, à moins qu’on veuille prendre les mêmes et recommencer…
    Et avant tout cela, trois chantiers sont sensés être bouclés : le code électoral, la loi sur les partis politiques et le règlement intérieur du Parlement. Leur adoption définitive par les deux Chambres prendra au moins un mois. Ces textes préciseront le seuil électoral, apporteront des limitations à la transhumance des élus et nous diront si l’on va continuer à utiliser la carte d’électeur ou pas. Le découpage électoral a quant à lui un objectif qui n’est pas simple : celui définir les limites territoriales des circonscriptions électorales sur la base de critères objectifs.
    Il y a aussi les questions liées au règlement intérieur du Parlement, notamment le nombre de sièges et le cumul de mandats.
    Sur le plan purement technique, il faudra procéder une nouvelle fois à la révision des listes électorales, l’opération de mai dernier étant exceptionnelle et liée au référendum sur la Constitution, un autre décompte s’avère nécessaire pour les législatives. Et pour cela il faudra une nouvelle loi pour donner sa légitimité à cette révision exceptionnelle.
    Une fois réglée cette première étape, intervient l’annonce officielle de la date des élections. La durée du scrutin, le délai du dépôt des candidatures et la date d’ouverture et de clôture de la campagne électorale sont fixés par décret publié au Bulletin officiel avant la date du scrutin. Intervient ensuite le dépôt et l’enregistrement des candidatures. Là encore, si le mode de scrutin de liste n’est pas maintenu, il faudra des délais supplémentaires pour l’adoption du nouveau mode.
    Sans parler de la logistique mobilisée par l’Administration à cette occasion : confection des bulletins de vote, désignation des quelques 7.500 bureaux de vote, copies des listes des électeurs, urnes, isoloirs, encre indélébile, mobilier…, il faut également désigner les présidents de ces bureaux et leurs assesseurs, qui seront appelés à participer auparavant à une formation sur le déroulement et la conduite du scrutin…
    Mais au-delà de ces procédures techniques, administration et partis politiques sont confrontés à une bien plus grande épreuve : comment inciter les citoyens à se rendre aux urnes ?
    Ceci suppose des campagnes de communication, une mobilisation des partis politiques, et surtout des mesures d’encadrement, car le mouvement de la rue risque de déteindre sur la campagne électorale.
    A la lumière de tout ce qui précède, sommes nous sérieux quand on parle d’octobre ?

    Omar Abbadi in Libe.ma 15 juillet 2011

  2. MERCI cher Omar ABBADI pour tous ces éclaircissements extrémement pertinents…
    tout ce que nous souhaitons c’est que saurions gérer tout cet imbroglio « démocratique » toujours si ardu à la recherche d’une « démocratie » aussi équilibrée et aussi moins néfaste que possible…amiiine…

  3. naji diouri dit :

    Nous allons encore revivre les mêmes erreurs qu’avant, un découpage électoral sur mesure, des listes électorales sans une mise à jour bien profonde et la distribution des cartes encore par le makhzen
    -le découpage avec du favoritisme selon l’importance du parti et son approche
    -des listes restreintes, façonnées et qui contiennent encore des personnes qui sont dans l’au-delà
    Alors pourquoi cette comédie du vote et pourquoi cette constitution. Déclarons un pouvoir absolu à notre souverain et laissons le faire, au moins lui ne cache pas ses tendances et ses objectifs.
    Soyons sérieux, la jeunesse marocaine qui a l’intention de participer dans ces réformes politiques représente plus de 30% de la population actives, ces jeunes ont droit de connaître les programmes des partis et ont l’obligation de leur choix après le temps nécessaire de réflexion
    Les abstentionnistes qui forment aussi un taux important sur la scène politique, voudraient lever le voile et emprunter un sentier en toute confiance
    Soyons à la hauteur de nos prérogatives, à la hauteur de notre vision démocratique et à la hauteur de notre constitution

Laisser un commentaire

 

poésie d'utilité publique |
ce que j ai a dire |
Collectif des collèges ambi... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ORGANISATION MARIAGE, ...
| informations
| e-r0d | le blog