quinze jours déjà…

Posté par ahmedaddoukkali le 14 novembre 2016

enfin c’est lundi, les portes de la prison s’ouvrent, mais malheureusement, non pas pour faire sortir, nos otages fonctionnaires, détenus à AlHoceima, pour avoir tenu à appliquer la LOI,  mais pour faire rentrer des membres de leurs familles, pour leur rendre visite…

les uns et les autres s’échangent des embrassades et des sourires de façade pour paraître tenir bon, malgré de telles circonstances qu’ils n’avaient jamais imaginé vivre, ou faire vivre…

mais, avant de se rencontrer, les membres des familles, devaient subir, des fouilles minutieuses,  afin d’éviter tout risque d’incidents volontaires ou involontaires…

les membres de la famille ainsi que les détenus, comprennent la nécessité de telles fouilles, car il y va de la sécurité des détenus qui, si, par malheur, quelque objet ou aliment, se glissent subrepticement à la l’intérieur, de la prison, pourraient subir de lourdes conséquences. ..

surtout que ces fouilles s’effectuent avec le sourire des agents qui l’exercent, et avec tout le tact qui sauvegarde la dignité des visiteurs et visiteuses…

cela fait un peu oublier le stress et amortit le choc de voir ces fonctionnaires dignes, soumis à l’épreuve de la privation de liberté…

mais quinze jours sont passés entre quatre murs, sans qu’une quelconque issue ne pointe à l’horizon…

et l’on craint que les nerfs lâchent, tant du côté détenus que du côté familles…

voilà des personnes qui étaient pleines de vivacité, toujours en activité, qui se trouvent subitement inutiles et réduits à tourner en rond et à essayer de dormir sans y arriver à fond…

c’est, ma foi, arriver à bout du moral d’acier le plus résistant…

un quart d’heure, la durée moyenne de la visite, et les gardiens frappent dans leurs mains pour signifier que c’est terminé…

et l’on revient sur terre, et l’on se sent foutu en l’air…

allons-y quittons ces lieux, laissant une partie du coeur, à l’intérieur d’une geôle qui, malgré un certain confort, reste quand même, un lieu liberticide…un lieu d’ennui…un lieu de tourner en rond, un lieu où l’on est en cage…

quittons ces lieux, sans regarder en arrière, de peur de flancher…

quittons ces lieux, vite de peur de tomber sur le plancher…

quittons ces lieux, pour passer encore, une nuit d’insomniaque, une nuit blanche, une nuit d’angoisse , une nuit sombre où l’on ne peut même pas cauchemarder…

combien encore d’autres nuits de supplice, va-t-on encore devoir supporter…

les visites se font une fois, par semaine, ce qui allonge le nombre de nuits blanches dans lesquelles, on broie du noir…

oh, mon Dieu, réveillez-nous, ce n’est peut-être qu’un mauvais rêve,  faites même que ce soit le pire des cauchemars, pourvu qu’on se réveille…

si c’est vraiment de la réalité, faites, mon Dieu, que cesse ce terrible calvaire…

lautiste

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