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le mur du silence et le mur du bruit…

Posté par ahmedaddoukkali le 17 décembre 2016

le terrain de foot d’Al Hoceima et sa prison se situent face à face…

ou plutôt, ils sont dos-à-dos,  leurs murs sans portes, sont juste séparés par les bas-côtés de l’avenue Tariq Ibn Ziad…

sur le terrain, un match se déroule en ces instants entre le club local (CRA) et le Raja…

derrière les murs de la prison, je ne sais pas ce qu’il se passe…

je suis juste en face, essayant de le deviner…

je sais juste que nos chers otages s’y trouvent…

ce qu’ils font ou ce qu’on leur fait faire, ALLAH seul le sait, et bien sûr, leurs geôliers…

les fans des deux clubs font un boucan de tonnerre…

et vous savez ce je crains le plus, en ce moment, c’est que nos otages en entendant ce brouhaha fait par la foule des spectateurs, le prennent pour les cris d’une foule qui manifeste contre eux…

c’est déjà arrivé, lors des premiers jours des manifestations, coïncidant avec leur détention…

ils avaient tellement eu peur, que certains d’entre ont failli tomber en crise hystérique…

oh, combien je souhaite, face à ce vacarme sortant du terrain que les murs de la prison soient si épais qu’ils ne laissent passer aucun bruit qui pourrait terroriser nos otages séquestrés injustement…

la seule différence entre la mort et être privé de liberté, c’est que dans le premier cas, l’âme sort du corps et dans le deuxième cas, elle y étouffe…

être privé de liberté, c’est n’avoir droit, qu’à un bout du ciel, qu’à de rares rayons de soleil, qu’à une petite quantité d’air et d’oxygène, qu’à un tout petit espace…

qui pourrait dire, quel genre de cauchemar va, dorénavant les hanter durant toute leur vie…

j’essaie de réciter quelques versets du Saint Coran, espérant qu’ils leur parviendront, pour couvrir tout risque d’angoisse ou de terreur, qui pourrait les toucher…

et bien sûr, en récitant le Coran, en ces circonstances, on ne peut retenir les larmes de couler…

je leur laisse libre cours…

coulez, coulez, coulez donc…je n’ai aucune honte à ce qu’elles coulent, même devant les passants, même devant les agents de police tout près, même devant les femmes, même devant les enfants…

que mes larmes leur disent, que derrière ces murs de cette prison, là devant moi, croupit un être cher, qu’on prive de liberté, lui qui n’a jamais été la cause de mise en prison de quiconque, lui qui ne comprenait  même pas, pourquoi on met des oiseaux en cage ou tout autre animal, lui, auquel va comme un gant l’adage qui dit « il ne ferait même pas de mal à une mouche »…

ceux qui ont décidé de mettre ces otages, derrière ces murs, doivent sans doute mal dormir, car je suis absolument sûr, qu’ils sont convaincus de leur innocence et de leur sincérité…

puisse ALLAH, dicter à ces responsables et à tous les responsables, en général, que leur calvaire d’otages, a assez duré, et qu’il est temps qu’ils rejoignent  leurs parents, leurs familles, leurs proches, leurs amis et leurs collègues…amen

la pire torture pour l’homme et pour la femme, c’est de souffrir de privation de liberté, alors qu’ils n’ont rien fait pour le mériter…

lautiste

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