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2ème épisode: « ara lia »— »hak awa haki lik »…

Posté par ahmedaddoukkali le 15 juin 2009

+tout d’abord : salliw 3ala annabi Mo7ammed…

=== ALLAHOMMA SALLI  3ALAYHI WA SALLIM !!!

+zidou fslato…

=== ALLOHOMMA SALLI 3ALA  MO7AMMED…

+ choukrane lakoum jami3ane…

+ o daba nebda bismi ALLAH wa 3ala barakati ALLAH…

—comme je l’avais indiqué dans mon billet du 28 mai dernier, j’étais parti au bled cherchant un prétexte pour ne pas aller voter.

Les anedoctes et les facilités apparentes accordées au monde rural et à ses habitants pour aller voter m’ont amené à lever tout prétexte et à décider d’aller voter à l’arrondissement où je suis inscrit et qui se trouve dans l’une de nos plus grandes villes…

—Croyant avoir clos définitivement  le chapitre de mes tergiversations, je comptais passer à autre chose en attendant que les élections s’achèvent après que j’eus voté,  et que je puisse tirer quelques conclusions à partir de la lecture des médias, bien qu’en vérité je n’aime pas tellement user de cette méthode, étant donné qu’il existe des personnes bien plus qualifiées que moi dans ce domaine.

—Mais les événements ont pris un autre cours qui, de fil à aiguille, m’ont amené à être mêlé de très près au déroulement de ces élections dans deux douars en plein bled et en pleine ruralité électorale.

En effet le mardi 3 juin courant, un ami de longue date, auquel on donnera ici  le pseudo « Abdallah » pour ne pas le gêner, m’appelle en urgence et insiste pour que j’aille le rejoindre dans son douar dont il m’a donné le nom, et qui se trouve pas très loin du douar dont je suis originaire.

Je lui dis que j’ai assez de travail, et qu’il me serait très difficile d’accéder à son désir.

Mais mon ami « Abdallah » est une colle du genre « 3alka » ou « las9a ». Il finit même par m’inquiéter et me faire croire qu’il lui est réellement arrivé quelque chose de grave…

Je prends donc mes cliques et mes claques et mes dispostions, et me mets sur la route dès le lendemain pour aller retrouver  » Abdallah »dans son douar…

Comme je n’ai été dans son douar qu’une ou deux fois, je me suis quelque peu égaré avant d’y parvenir…

 j’ai fini donc par arriver aux portes bordées de cactus du douar de mon ami que je  recherchais sans cartes ni repères, mais juste par le flair.

 Pour ne pas trop tarder , je m’arrête à l’entrée de ces portes et je commence par donner le nom de mon ami au groupe premier d’habitants du douar que j’ai rencontré…

première surprise, j’entends tout le monde me crier:  » wach ka ddawar (t9aleb)  3la dar almourachcha7 ??? »( est-ce que tu cherches la maison du « mourarachcha7″?)

==je dis : »non je cherche celle de mon ami « Abdallah »…

==on me répond : »justement al mourrachcha7 !!! »,

==je me dis peut-être qu’il a changé de nom après tout…

==et je leur dis: « bon d’accord, « almourrachcha7″, où crèche-t-il , (c’est-à-dire fayn hia al7a66a dialo ???

+ alors tout le monde (plus d’une vingtaine, jeunes et moins jeunes, enfants en bas âge, filles et garçons font mine d’ouvrir les portières de ma minuscule voiture, pour y entrer tous ensemble…

==je leur dis « hay hay bechwia 3likoum , a lkhout ya s7abna !!!wach ya7seb likoum ana 3andi 6obiss???!!! », (je n’ai pas un bus, moi !!!), kh6aro chi 7ad fikom 3afakoum, bach iwerrini 6ri9 « …(déléguez   s’il vous plaît quelqu’un parmi vous, pour m’indiquer le chemin…)

+ Finalement un grand gaillard surdimensionné , tout en muscles, dissuade tout ce joli monde et prend autoritairement place à côté de moi…

un autre balèze tente de se faufiler au siège arrière, alors je démarre brutalement en le laissant sur le carreau, car j’abhorre que quelqu’un que je ne connais pas prenne place au siège arrière de ma voiture , on ne sait jamais, surtout que le soleil commençait à décliner à l’horizon…

remarquez, moi aussi je suis pas mal baraqué, mais si j’ai des chances de venir à bout d’un seul adversaire , même du gabarit de celui qui était à côté de moi, mes chances s’envoleraient, si un autre lui vient à la rescousse, surtout s’il est placé derrière moi , pendant que je conduis…

d’ailleurs, celui qui est sur le siège avant, est bien mal à l’aise pour tenter quelque chose, puisqu’il ne cesse de se tortiller avec la moitié de son corps à l’intérieur de la voiture etson autre moitié ainsi que sa tête sorties par la vitre de la portière droite de ma vieille voiture…

Il ne cesse de répéter « zid lgoddam…tta zid lgoddam… », (toujours tout droit, toujours tout droit)…

 moi , je veux bien, mais avec ces sentiers tortueux et veineux, dangereusement accidentés,  avec de profonds sillons et de larges rides tarentulaires laissées par les dernières pluies abondantes, je ne sais plus comment garder en équilibre mon vieux tacot grinçant et grincheux, ceci en plus des risques bien réels de rentrer dans l’une des charettes ou bicyclettes qui viennent de face ou qui me suivent à l’arrière…

et mon guide de continuer inlassablement de dire : « zid lgoddam… zid nichane…zid lgoddam…tta zid lgoddame… », comme s’il s’adressait à un canasson, à une mule ou même à un bourriquot têtus,  jusqu’à ce que je rencontre une vraie muraille monumental de cactus qui se dresse devant moi !!! et bien entendu je m’arrête in extremis, et lui de continuer à me harranguer par : »zid lgoddam  tta zid lgodam..tta zid nichane..!!! »

==je finis par crier: « ya weddi, ya sa7bi tta  fine  ghadi nzid o had jbel lakhder wa9ef goddami… »

==il me réplique toujours, la tête passée par la vitre: « lla gha zid o tekfet 3al lisser » ( continue mais tourne à gauche…)

==je me dis : « dans quelle galère tu t’es fourré ya lautiste almesquine !!! »)

+et je continue bien malgré moi, c’est sans doute ça  se sacrifier littéralement et avec abnégation  pour ses amis…

+heureusement à cet énième virage , je trouve mon ami « Abdallah »qui m’accueille tout  sourire dehors et de toutes ses dents, tout en me reprochant de ne l’avoir pas prévenu de l’heure de mon arrivée…

+ il était vraiment temps que mon calvaire serpenté finisse…

==je réponds à mon ami tout bêtement que je voulais juste lui faire la surprise, alors qu’il y a quelques instants et à plusieurs reprises, j’étais tenté de rebrousser chemin…

===nous nous dirigeons vers sa « maison de campagne » qui n’est en fait qu’une sorte de masure ou vieille bicoque en terre cuite, avec deux pièces assez larges mais donnant sur une grande cour qui, elle-même, donne sur un jardin bien fleurie, une légumerie bien fournie et un verger bien fruité, tout cela grâce à une année bien pluvieuse, mais dans un espace très réduit à peine trois cents ou quatre cents mètres carrés, car les deux hectares qui lui appartiennent se trouvent bien plus loin de ladite maison de campagne.

+ car, justement, ce qui  lie danvantage,  mon ami à son douar c’est le fait que son père, lui a légué, en tant que fils unique ce terrain agricole d’une superficie de deux hectares qu’il loue au 1/4 (rabba3) à des paysans étrangers au douar, et de ce fait il est obligé de se rendre régulièrement à cette maison pour garder le contact, et récupérer son dû, tout en  profitant d’un séjour réparateur et bienfaiteur à la campagne…

mais ne me demandez pas de vous expliquer comment se nouent les différents contrats entre propriétaires et locataires de terrains agricoles, (khammass, rabba3 , lkhobza…) car malgré mes efforts, je n’arrive pas à y comprendre goutte…

==pour revenir à mon ami, et comme j’ai hâte de savoir de quoi il retourne, je lui pose la question à brûlepourpoint… »qu’est-ce qui se passe mon ami ?! »

+ il me fait signe de parler à voix basse, et m’attire dans l’une des deux pièces où il n’y avait personne, alors que l’autre pièce était pleine à craquer…

nous nous asseyons à même le sol, et il me dit au bord des sanglots et avec l’air de quelqu’un qui paraît avoir  signé son arrêt de mort : « tu sais, Ahmed, je me suis porté candidat aux élections locales ou communales je ne sais, dans ce douar, ou plutôt dans l’une des moitiés de ce douar, c’est-à-dire dans la partie où je dispose de cette demeure…!!! »

et il me le dit en français !!! ce qui a une consonnance qui m’a paru bizarre, au milieu de ce douar éminemment 3roubi, et au son d’un brouhaha animé en une darija succulente bien du terroir, dans la pièce à côté…

==je m’exclame alors dans la même langue francophonique ou « fransaouique » comme frappé d’un trait de lumière en lui disant:

— »Ah!!!maintenant je comprends !!!, c’est pour cela que les habitants de ton douar, que j’ai rencontré sur le chemin,  te surnomment « almorrachcha7″ !!!, mais mon vieux puisque tout le douar le sait pourquoi tu éprouves le besoin de m’en parler à voix basse et en français ,comme s’il s’agissait d’un secret d’État…

—il me répond avec lassitude : « c’est parce que je n’arrive pas à y croire moi-même jusqu’à présent… »

—je lui dis: « écoute, dis-moi jusqu’à quel point tu t’es engagé et si tu le regrettes , je te ramène en catimini chez toi, en ville là où tu résides normalement…tu sais très bien que moi non plus je n’y comprends pas grand chose en basse ou haute politique, mais je sais que ce n’est pas de la tarte ou de la rigolade…attention mon ami, mais… « ida 3azamta fa tawakkal 3alla ALLAH » ( ça je suis obligé de le lui dire en arabe bien classique, et même coranique…)

==il me déclare catégoriquement qu’il ne peut plus reculer , même s’il le voulait…il a donné sa parole d’honneur, son   »al3ahd » , et je sais pertinemment bien que ce mot revêt toute sa valeur pour mon ami « Abdallah »…

==je lui demande alors ce qu’il attend de moi…

==il me dit : « seulement ta compagnie, car tu es le seul en qui j’ai confiance, d’autant plus que j’ai de mauvais pressentiments et je fais des cauchemars horribles depuis trois jours… »

==j’insiste en lui disant qu’il n’avait pas à prendre un tel engagement, s’il avait de tels pressentiments et s’il fait de tels cauchemars…

==il me dit : « au début, ce n’était pas le cas , bien au contraire, mais juste depuis trois jours , je ne me sens plus à l’aise…ça ne va plus… »

et il continue en disant : »écoute , je te raconterai depuis le début, mais viens d’abord t’alimenter un peu, tu verras , cette année c’est l’abondance et l’opulence à la campagne…tel que je te connais tu vas te goinfrer, cher ami gros mangeur… »

 » o hna ghadi ne7bass 9asti o mi3adna fi ma 9arib inchâa ALLAH…

SALLIW 3ALA ANNABI MOULAY MO7AMMADI…!!!

à suivre…

lautiste

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de la campagne « ara lia » à la campagne « hak awa haki lik »…(1er épisode)

Posté par ahmedaddoukkali le 14 juin 2009

à chaque fois que je me place devant le clavier pour rédiger un billet, je sens un trac inexpliqué qui me tenaille aux entrailles au plus profond de moi-même, et qui, souvent, me tétanise au point que je me sens incliné vers la fuite à tout instant et renoncer à tout ce que j’ai l’intention de communiquer…

un adage dit que « quand on prend la plume les idées prennent la fuite », mais pour ce qui me concerne c’est quand j’attrape les idées que la plume prend la fuite…

en effet, les idées se bousculent dans mon cerveau, mais les exprimer dans un langage un tant soit peu correct est toute une histoire… 

je ne retrouve plus les mots les plus adéquats, ni la phrase la mieux construite, ni la formulation la plus percutente…bref je cafouille et même je bafouille et le trac est toujours là tel un mauvais rêve ou un cauchemar ou encore comme on dit chez nous un « bougha66a6″ monstrueux qui vous coupe le souffle et vous fait haleter après telle ou telle construction rédactionnelle susceptible de vous faire sentir que vos idées ont toutes les chances d’être bien reçues et bien comprises ou du moins vous le fait espérer.

Pour ce qui concerne le présent billet , et comme cela fait plus d’une semaine que je n’ai rien rédigé,  l’affaire se corse d’une façon encore plus effarante, car je reviens d’un voyage du « bled » (entendez par là la campagne, ou la « rurale » si vous préférez) , plein d’idées et d’anecdotes au sujet d’une autre campagne, mais électorale celle-là…bled où je n’ai parlé et entendu que darija pure souche et en criant d’une voix de stentor, comme c’est le cas à la  campagne et surtout en pleine campagne menée tambour battant par de furieux et faux »gladiateurs »…

autrement dit , il s’agit d’un billet qui parle de « la campagne » à la campagne, sur le déroulement des élections locales que j’ai pu suivre de très près, mais ici ce sont des élections encore plus locales, puisque nous ne parlerons que des élections qui se sont passées dans deux douars ou plutôt dans un douar qui a été scindé en deux pour en faire deux arrondissements avec vote destiné à élire deux représentants respectivement pour les deux douars ainsi institués.

Cette scission dudit douar en deux a jeté beaucoup de trouble dans les esprits, mais nous y reviendrons, car j’ai l’intention d’y aller molo molo, étant donné que c’est vraiment un véritable nid de crabes…

donc amies et amis, veuillez s’il vous plaît former un grand cercle autour de moi, et préparez-vous à faire partie d’une authentique « 7al9a » et à suivre un véritable conte dont votre serviteur, avec votre permission, serait l’animateur, le chroniqueur, et le conteur…

j’espère que tout le monde sait ce que veut dire le mot dariji « 7al9a », sinon reférez-vous à « jama3 lafna » et vous le saurez facilement…

ce serait conté ( ou compté comme vous voulez) par épisodes, à l’exemple d’al3antria »…j’espère là aussi que tout le monde connaît le héros et le grand guerrier arabe « 3antar », et que lorsqu’on fait le récit ou « l7ikaya » de ses exploits et de ses   »3antriates , l’on parle de « al3antria »…

mais je ne commencerais pas par le préambule consacré, à savoir »kane ya ma kane » ou « il était une fois », j’entamerais mon recit ou mon conte  ou ma « 7ikaya » ou ma « 9issa » si vous préférez, par:

« kayne wella ma kaynch chi inna ??? » qu’on pourrait traduire  » y sommes-nous toujours en  plein dedans jusqu’aux dents ??? »…

eh  bien 3ala barakati Allah,.

« bismi Allah bach bdit o 3ala annabi salit…

nebda klami bi sou-ale « kayne wella ma kaynch chi inna ya s7ab al7al ??? »

inna hia albakchich o had lntikhabat wach kane fiha chi tkharchich ???

…mais aïe aïe voilà que heh hehh hehhh… le trac accent hehh …accent hehh…accentue encore plus sa pré hehh…sa pré hhehh..pression sur…moi…alors ce…hehh ce sera pour hehh..la prochaine fois,…. et pour cette fois-ci et pour ce billet-ci, je ne vous réclamerais pas de billets…bleus de préférence…

à suivre…

lautiste

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